Il est possible d'agir pour améliorer la qualité de l'air intérieur, notamment en choisissant des matériaux émettant moins de substances polluantes grâce à l'étiquetage mis en place et en améliorant les conditions d'aération des locaux.
| Qualité de l'air intérieur : sommaire |
Réduire les sources de pollution
- Etiquetage des produits de construction et de décoration
Depuis le 1er janvier 2012, les nouveaux produits de construction et de décoration mis à disposition sur le marché doivent porter une étiquette, placée sur le produit ou son emballage indiquant leur niveau d'émission en polluants volatils une fois mis en œuvre. Cette obligation, étendue à l'ensemble des produits mis sur le marché depuis le 1er janvier 2013, couvre les revêtements de sol, mur ou plafond, les cloisons et faux plafonds, les produits d'isolation, les portes et fenêtres ainsi que les produits destinés à leur pose ou préparation.
Les caractéristiques d'émissions de substances sont formalisées selon une échelle de quatre classes, de A+ à C, la classe A+ indiquant un niveau d'émissions très peu élevé et la classe C un niveau d'émissions élevé.
A consulter :
- Décret n° 2011-321 du 23 mars 2011 relatif à l'étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de polluants volatils
- Arrêté du 19 avril 2011 relatif à l'étiquetage des produits de construction ou de revêtement de mur ou de sol et des peintures et vernis sur leurs émissions de polluants volatils
Par ailleurs, certaines substances chimiques classées cancérogènes, mutagènes et toxiques pour la reproduction (CMR) ont été interdites d'utilisation dans les matériaux de construction et les produits de décoration en 2009. Il s'agit du trichloroéthylène, du benzène, du phtalate de dibutyle et du phtalate de bis(2-éthylhexyle) (arrêté du 30 avril 2009 relatif aux conditions de mise sur le marché des produits de construction et de décoration contenant des substances cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques de catégorie 1 ou 2).
- Etiquetage des produits d'ameublement
L'article 180 de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 a rendu obligatoire l'étiquetage des meubles à partir du 1er janvier 2012. L'Anses a été saisie par les ministères chargés de l'écologie et de la santé afin de définir les substances à analyser et les seuils qui pourraient être retenus afin de mettre en place un étiquetage relatif aux émissions. Cette action s'inscrit dans le cadre du plan national sur la qualité de l'air intérieur, intégré au PNSE 3.
Sur la base de l'avis rendu en septembre 2015 par l'Anses, les ministères en charge de l'écologie et de la santé ont mis en place un groupe de travail pour l'élaboration des textes d'application de l'article 180 de la loi Grenelle 1.
Améliorer l'aération et la ventilation des locaux
Il est possible d'agir pour réduire la pollution de l'air intérieur d'un logement notamment en aérant son logement au moins 10 minutes par jour et lors d'activités telles que le ménage, le bricolage, la cuisine, etc.
Il est également important d'assurer une bonne ventilation du logement afin de renouveler l'air de manière continue, qu'elle soit naturelle (bouches et grilles d'aération) ou mécanique (ventilation mécanique contrôlée ou VMC) et de les entretenir régulièrement.
| Pour en savoir plus, consulter le guide de la pollution de l'air intérieur publié par l'Institut national de prévention et d'éducation à la santé (INPES) qui présente tous les bons gestes pour disposer d'un air intérieur plus sain.
Guide de la pollution de l'air intérieur (INPES) (PDF - 1.3 Mo)
En cas de présence de moisissures dans votre logement, le conseil scientifique et technique du bâtiment (CSTB) apporte des conseils pour les éliminer en toute sécurité. |
Faire appel à un conseiller en environnement intérieur
Dans certaines régions, des conseillers en environnement intérieur (CEI) peuvent intervenir au domicile de patients asthmatiques, sur demande d'un médecin, pour toute suspicion de lien avec l'environnement intérieur (présence d'acariens, d'allergènes d'animaux domestiques, de moisissures, de composés organiques volatils, etc.). Les CEI effectuent un audit de la qualité de l'air, mesurent les polluants et aident les patients à adopter de bonnes pratiques pour améliorer leur environnement intérieur.
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