Le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits de femmes expérimente, depuis octobre 2014, un dispositif de dispensation à l'unité des antibiotiques dans les pharmacies d'officine. Concrètement il s'agit pour le pharmacien de délivrer au patient, dans des conditions sécurisées, le nombre exact de comprimés prescrits par le médecin, pour favoriser le bon usage du médicament.
Un Français achète en moyenne 48 boîtes de médicaments par an. Or, il apparaît que seul un médicament sur deux est réellement consommé. Près de 23 000 tonnes de médicaments inutilisés seraient ainsi détruites chaque année.
Une grande majorité de patients conservent, en vue de les réutiliser, les médicaments non consommés dans le cadre de leur prescription. Cette pratique favorise un mésusage très important des médicaments, c'est-à-dire une utilisation intentionnelle et inappropriée d'un médicament ou d'un produit, non conforme à l'autorisation de mise sur le marché ou à l'enregistrement, ou encore aux recommandations de bonnes pratiques.
De plus, s'agissant des antibiotiques, la surconsommation et le mésusage contribuent à favoriser l'antibiorésistance, problème majeur de santé publique. La dispensation à l'unité permet de lutter contre ce mésusage.
L'expérimentation en cours répond donc à un enjeu de santé publique, la lutte contre l'antibiorésistance – par des mesures visant à éviter la surconsommation d'antibiotiques - ainsi qu'à un enjeu économique, la lutte contre le gaspillage.
Cent pharmacies de quatre régions - l'Ile-de-France, le Limousin, la Lorraine et la région PACA - expérimentent actuellement la délivrance à l'unité des antibiotiques.
Ce nouveau mode de délivrance permet d'adapter le traitement au besoin réel du patient et contribue ainsi au bon usage des médicaments.
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