Tuesday, 21 October 2014

Lutter contre les discriminations et les inégalités sociales de santé

El Rhazi Jihan de Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes - www.sante.gouv.fr.


Lutte contre les discriminations


La santé est un état complet de bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. Pouvoir affirmer son identité sexuelle fait partie des déterminants de santé qui concourent à ce bien-être, qu'évoque la définition de l'OMS.


Il est important que les professionnels de santé soient en mesure de prendre en compte l'orientation sexuelle des patients pour que ceux-ci puissent se sentir en confiance pour aborder leur sexualité. Si les personnes craignent un jugement sur leur orientation ou identité sexuelle ou de genre, lorsque cela ne les empêche pas de consulter, cela peut les dissuader de révéler leur homo-bi-transsexualité et alors priver le soignant d'éléments d'orientation précieux.


Dans ce cadre, la Direction générale de la santé a élaboré un dossier documentaire pour l'élaboration de formations sur le respect des identités sexuelles dans la pratique professionnelle des soignants.


Ce dossier documentaire donne des pistes, références et outils pour la construction par les enseignants d'un module plus complet, qui a pour objectif de renforcer les capacités d'écoute et d'intervention des soignants auprès des personnes homosexuelles et transsexuelles.



Ces actions s'inscrivent dans deux cadres spécifiques :



  • le cadre du programme prévu par le Plan national de lutte contre le VIH et IST 2010-2014 en faveur des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et des lesbiennes, des bisexuel(le)s et des transsexuel(les) (HSH et LBT) ;



  • le cadre du programme d'action gouvernemental contre les violences et les discriminations commises à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre d'octobre 2012.



Lutter contre les inégalités sociales de santé en favorisant l'accès à un hébergement


En matière de prise en charge sociale et de lutte contre les discriminations, les appartements de coordination thérapeutique (ACT), dispositif médico-social défini au L.312-1 (9°) du code de l'action sociale et des familles « hébergent à titre temporaire des personnes en situation de fragilité psychologique, sociale nécessitant des soins et un suivi médical, de manière à garantir l'observance des traitements, à permettre un accompagnement psychologique et une aide à l'insertion ».


Initialement conçus pour accueillir des personnes atteintes du VIH, les ACT sont désormais plus largement dédiés aux personnes atteintes de pathologies chroniques sévères : 17 % sont atteintes d'hépatite C, 8 % de cancers, 5 % de maladies cardio-vasculaires, 4 % de diabète, etc.


A travers la prise en charge médicale, psychologique et sociale, et en s'appuyant sur une double coordination médico-sociale, les ACT favorisent l'observance des traitements, l'accès aux soins, l'ouverture des droits sociaux (allocation adulte handicapé, revenu de solidarité active…) et l'aide à l'insertion sociale.

La présence d'une équipe pluridisciplinaire (médecin, travailleur social, psychologue, animateur social, infirmier, etc.) permet une prise en charge personnalisée qui stabilise l'état de santé de l'individu - en général dégradé à l'entrée en ACT - et facilite sa réinsertion sociale à la sortie.


Il existe aujourd'hui une centaine de structures ACT réparties sur tout le territoire, avec près de la moitié en Ile-de-France. Le nombre de places d'ACT est passé de 900 places fin 2006 à 1800 places en 2011 ; cette augmentation a répondu au souci d'élargir l'accès des ACT à l'ensemble des personnes atteintes de pathologies chroniques pour lesquelles un besoin est avéré. Le plan d'actions stratégiques 2010-2014 « Politique de santé pour les personnes placées sous main de justice » a également permis de créer 48 places spécifiques pour des personnes sortant de prison ou placées sous main de justice.


Il existe en 2013, 1938 places d'ACT.




Source

Direction générale de la santé

Sous-direction Prévention des risques infectieux

Bureau Infections par le VIH, IST et hépatites

14, avenue Duquesne

75007 Paris



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