Un soin est qualifié de pertinent lorsqu'il est dispensé en adéquation avec les besoins du patient et conformément aux données actuelles de la science, aux recommandations de la haute autorité de santé (HAS) et des sociétés savantes, nationales et internationales.
Pourquoi s'intéresser à la pertinence des soins ?
Des soins inutiles font courir des risques aux patients de manière injustifiée et engendrent des coûts importants pour la société. Ils sont dits « non pertinents ». Les taux de recours aux soins hospitaliers (nombre d'actes rapportés au nombre d'habitants) font apparaître des variations très fortes entre les régions et entre les territoires de santé. Il est donc important de s'interroger pour savoir si ces écarts sont justifiés par la situation épidémiologique locale ou bien par une proportion importante d'actes non pertinents.
Quelles sont les actions menées pour réduire les actes de soins non pertinents ?
Depuis 2011, un groupe national de concertation, piloté par le ministère de la Santé, est chargé de conduire la stratégie d'amélioration de la pertinence des soins.
Les institutions nationales (ministère de la Santé, HAS, Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés, Agence technique de l'information sur l'hospitalisation,….) et les agences régionales de santé (ARS) développent les outils indispensables pour faciliter l'amélioration des pratiques par les professionnels : référentiels de bonnes pratiques, indicateurs comparatifs de consommation de soin, indicateurs comparatifs de pratiques… Les professionnels de santé et les usagers contribuent à ces travaux via leurs représentants.
Les professionnels de santé sont au cœur de la démarche. Sans leur implication, aucune amélioration des pratiques n'est possible. En effet, l'amélioration de la pertinence des soins nécessite de se poser plusieurs questions : l'acte pratiqué (de chirurgie, de biologie, d'imagerie) est-il le mieux adapté à l'état de santé du patient ? Est-il nécessaire de prescrire l'ensemble de ces médicaments ? L'hospitalisation complète est-elle indispensable, ne peut-on recourir à une prise en charge ambulatoire ? Le séjour est-il adapté, le parcours est-il bien coordonné ? Le patient est-il dans la structure la plus adaptée à sa condition ou qui répondra le mieux à ses besoins ?
Sur quelles activités de soins l'action porte-t-elle prioritairement ?
Les premières actions ont porté sur les actes invasifs, donc de nature chirurgicale ou interventionnelle :
- Césariennes programmées à terme
- Prise en charge du syndrome du canal carpien
- Appendicectomies
- Cholécystectomies
- Endoscopies digestives
- Angioplasties coronaires
Des travaux vont être lancés en 2014 sur les autres axes de la pertinence, notamment :
- Pertinence des examens d'imagerie
- Pertinence des séjours en SSR
Pour en savoir plus
Source :
Direction générale de l'offre de soins (DGOS)
Sous-direction de la régulation de l'offre de soins ( R )
Bureau de l'évaluation, modèles et méthodes (R5)
14 avenue Duquesne 75350 Paris 07 SP
Courriel : DGOS-R5[@]sante.gouv.fr
Mise en ligne : mars 2014
Actualisation : mai 2015
No comments:
Post a Comment