Cet article analyse et compare la difficile conciliation entre la vie familiale et vie professionnelle en France et en Grande Bretagne malgré les évolutions législatives. Il étudie la manière dont les hommes utilisent les dispositifs mis en place et montre que le congé parental reste une mesure « féménisée ».
Catégorie : Article
Auteur : Abigal Grégory et Susan Milner
Support : Portail des revues en sciences humaines et sociales
Editeur : Perséee
Date : 2006
Pagination : 5 à 16
Résumé :
A partir d'une enquête par questionnaires et entretiens réalisée dans des entreprises d'assurances et des services de travail social en France et en Grande-Bretagne, les auteures analysent la mise en oeuvre des politiques de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. Dans les deux pays, cette politique se traduit par une flexibilité accrue du temps de travail des salariés qui donne lieu à une certaine convergence sur certains types de flexibilité tels les horaires mobiles ou variables (surtout en France) ; mais des différences persistent aussi, tels la semaine comprimée et le partage des emplois (prévalant en Angleterre) et le télétravail dans une moindre mesure. Les auteures pointent un paradoxe : alors que la flexibilité se développe en France dans le cadre de politiques formelles (législatives ou négociées), en Grande-Bretagne le discours du marché du travail flexible cache des obstacles importants à la flexibilité « choisie », surtout au niveau des attitudes et des normes organisationnelles. Concernant plus spécifiquement la manière dont les hommes utilisent les dispositifs de conciliation, les cadres – notamment les cadres britanniques – sont les perdants de ces mesures, victimes d'une pression sociale « à être présents » sur leur lieu de travail. De même, les managers ou responsables d'équipe sont un élément essentiel à la mise en oeuvre ou non des politiques de conciliation dans leurs entreprises. Par ailleurs, lorsque les mesures de conciliation proposées apparaissent comme trop marquées « conciliation », elles ne font guère recette.
No comments:
Post a Comment