Thursday, 8 January 2015

Méningite - Infections invasives à méningocoques (IIM)

El Rhazi Jihan de Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes - www.sante.gouv.fr.


Le méningocoque est une bactérie qui peut provoquer deux infections graves pouvant survenir en même temps : la méningite et la septicémie à méningocoque (dont la forme la plus grave est le purpura fulminans).


Une fièvre mal supportée et/ou des taches rouges ou violacées (purpura) sont les deux signes principaux qui peuvent notamment laisser suspecter une infection par les méningocoques. Au moindre doute, il faut contacter en urgence le 15 ou le médecin traitant.




Il existe plusieurs types de méningocoques. Les plus fréquents en France sont les méningocoques B et C.


Environ 10% de la population est porteuse d'un méningocoque au fond de la gorge qui n'entraîne pas de maladie la plupart du temps. Certaines personnes vont développer une infection invasive à méningocoque, sous forme de méningite ou de septicémie à méningocoque (dont la forme la plus grave est le purpura fulminans). Ces deux infections peuvent survenir en même temps.



  • La méningite est une infection des enveloppes entourant le cerveau, les méninges, provoquée par des virus, bactéries ou champignons. Alors que les méningites d'origines virales sont généralement bénignes, les infections bactériennes comme les infections à méningocoques peuvent être graves et mener à une septicémie.



  • La septicémie à méningocoque (dont la forme la plus grave est le purpura fulminans) est une infection généralisée de l'ensemble de l'organisme (sang, organes…). Des taches rouges ou violacées peuvent apparaitre.








Deux symptômes d'une infection invasive à méningocoques doivent notamment alerter :

  • une fièvre mal supportée,

  • et/ou une ou plusieurs taches rouges ou violacées (purpura).


Au moindre doute, il faut contacter en urgence le 15 ou le médecin traitant.



Le méningocoque ne survit pas dans le milieu extérieur. Sa transmission est interhumaine et nécessite un contact proche et répété.


Il existe des traitements contre ces maladies mais ils doivent être pris très rapidement. Des vaccins existent également et sont efficaces contre certains types de méningocoques.


Ainsi, depuis 2010, le vaccin contre le méningocoque C est recommandé et remboursé chez tous les enfants, adolescents et jeunes adultes de 1 à 24 ans.


Documents d'information


Dépliant méningite (PDF - 1.1 Mo) Affiche méningite (PDF - 547 ko)




Informations à destination des professionnels de santé


La précocité de l'intervention est un élément déterminant du pronostic pour le malade et de l'efficacité de la prévention pour son entourage.


Le dispositif sanitaire a également pour objectif de rationaliser la prophylaxie, notamment en maîtrisant la chimioprophylaxie, afin d'éviter l'apparition de résistance aux antibiotiques utilisés.


INSTRUCTION N° DGS/RI1/DUS/2014/301 du 24 octobre 2014 relative à la prophylaxie des infections invasives à méningocoque (PDF - 1.5 Mo)


Guide pratique sur la conduite à tenir devant un ou plusieurs cas d'infection invasive à méningocoque (PDF - 1.5 Mo)


Aide mémoire sur les infections invasives à méningocoque (IIM) (PDF - 159.3 ko)


Déclaration obligatoire (DO) des IIM :




Vaccination contre les IIM


Le vaccin méningococcique C conjugué est recommandé pour tous les nourrisons à l'âge de 12 mois, ainsi que chez tous les enfants, adolescents et jeunes adultes jusqu'à l'âge de 24 ans dans l'attente d'une couverture vaccinale suffisante et de la création d'une immunité de groupe.


Les vaccins tétravalents conjugués ACYW135 et le vaccin contre les IIM de sérogroupe B font l'objet de recommandations particulières. Ils sont recommandés pour les patients à haut risque (aspléniques, hypospléniques, déficit en fraction terminale du complément, traitement par eculizumab, déficit en properdine, greffe de cellules souches hématopoïétiques) et dans des situations à risque (départ en zone d'endémie, pèlerinage à La Mecque, situation particulière de cas groupés ou épidémie).


>> Consultez le calendrier vaccinal 2014


Tout effet indésirable grave et/ou inattendu lié à la vaccination doit être déclaré au Centre Régional de PharmacoVigilance (CRPV) correspondant au lieu d'exercice du médecin traitant/spécialiste et dont les coordonnées sont disponibles sur : http://ift.tt/1BDy3RR.




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