Tuesday, 21 October 2014

Le Plan de lutte contre le VIH/Sida et les autres IST 2010-2014

El Rhazi Jihan de Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes - www.sante.gouv.fr.


Objectifs du Plan national


Le cinquième Plan national de lutte contre le VIH/SIDA et les autres infections sexuellement transmissibles (IST) 2010-2014 est le principal outil de programmation dans la lutte que mènent les pouvoirs publics et leurs divers partenaires contre ces infections.


Ce plan a été conçu autour de 3 principes :



  • une structuration permettant son déploiement en régions par les Agences régionales de santé ;

  • Des approches par groupe de population ;

  • La lutte contre les discriminations et pour l'égalité devant les droits, la prévention et les soins.


Objectifs visés pour le VIH/Sida :



  • Réduire de 50 % l'incidence de l'infection par le VIH.

  • Réduire de 50 % en 5 ans l'incidence du Sida.

  • Réduire de 50 % la proportion de personnes découvrant leur séropositivité VIH au stade Sida.

  • Réduire de 20 % la mortalité liée au Sida.


Pour atteindre ces objectifs, le plan a été structuré autour de 5 axes stratégiques :



  • prévention, information, éducation pour la santé ;

  • dépistage ;

  • prise en charge médicale ;

  • prise en charge sociale et lutte contre les discriminations ;

  • recherche et observation.


La gouvernance du plan est assurée par deux comités : un comité de pilotage restreint et un comité national de suivi, tous deux présidés par le Directeur général de la santé.


Pour de plus amples informations, consultez :




Campagnes de prévention


Dans le cadre du Plan de lutte contre le VIH/Sida et les autres IST 2010-2014, l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) et le Ministère chargé de la santé mettent en œuvre régulièrement des campagnes de sensibilisation de la population, qui mettent l'accent sur :



  • la prévention : la nécessité de se protéger et de protéger les autres du VIH par l'usage systématique du préservatif (masculin ou féminin) dans les rapports sexuels lorsque l'on ignore le statut sérologique de son partenaire ;



  • le dépistage. Le dépistage du VIH est l'unique moyen de connaître son statut sérologique, c'est-à-dire savoir si l'on est séropositif (contaminé) ou séronégatif (non contaminé), pour pouvoir accéder sans tarder, à un traitement permettant de bénéficier d'une espérance de vie proche à celle des personnes non infectées.


Le 1er juillet 2014 : Campagne d'incitation au port du préservatif masculin et féminin de l'INPES. Visionnez le spot de campagne « Fantastic capote et wonder capote ».


Le 1er décembre 2013, L'Inpes et le Ministère chargé de la santé ont lancé la campagne de communication « Le préservatif : la meilleure parade contre le VIH et les autres IST ». Par des affiches classiques ou animées, des annonces presse et Internet, la campagne a réaffirmé l'efficacité et le caractère multi-protecteur du préservatif, qui protège du Sida mais aussi des autres infections sexuellement transmissibles (IST).


En savoir plus sur les campagnes INPES.



Lutte contre les discriminations et égalité devant les droits


Le Plan national de lutte contre le VIH et les autres IST 2010-2014 comprend notamment un volet de lutte contre les discriminations qui prévoit la mise en œuvre d'un programme en faveur des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et des lesbiennes, bisexuel(le)s et transsexuel(les) (HSH et LBT).


Focus sur le dépistage précoce du VIH


Améliorer le dépistage précoce du VIH, notamment par un recours aux Tests rapides d'orientation diagnostique (TROD)


L'un des enjeux majeurs du Plan national de lutte contre le VIH et les autres IST 2010-2014 est l'amélioration du dépistage et notamment du dépistage précoce de l'infection à VIH. Dépister précocement représente à la fois un bénéfice pour la personne mais aussi pour la collectivité, car cela réduit le risque de transmission du VIH dans la population par la mise sous traitement des personnes séropositives.


Les TROD sont un outil essentiel au service de la stratégie de dépistage précoce du VIH. En particulier, la mise à disposition de TROD dans un cadre communautaire doit permettre de toucher des publics qui échappent actuellement au dépistage (Cf. Arrêté du 9 novembre 2010).


Dans le cadre du Plan national de lutte contre le VIH SIDA et les autres IST 2010-2014, deux appels à projets (AAP TROD-VIH) ont été organisés (juin 2011 et janvier 2012) par la Direction générale de la santé (DGS) en partenariat avec la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS), pour soutenir une offre de dépistage communautaire dans des structures de prévention ou associatives disposant d'une convention avec une agence régionale de santé (ARS) les habilitant à utiliser des TROD.


Ces appels à projets ont été financés par l'Assurance Maladie par le biais du Fonds National de Prévention d'Éducation et d'Information Sanitaires (FNPEIS) dans le cadre de la convention d'objectifs et de gestion Etat-CNAMTS.


Bilans des appels à projets TROD-VIH 2011-2012 :


Au terme de ces deux AAP, 63 projets associatifs ont été sélectionnés sur 24 régions pour permettre de réaliser environ 80 000 dépistages par TROD auprès de publics fortement exposés au VIH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, personnes migrantes, personnes prostituées, usagers de drogues, personnes vivant dans les départements français d'Amérique, publics ayant des difficultés à recourir au système de santé).


L'ensemble des structures associatives retenues ont conclu en 2012 une convention avec les Caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) dont elles dépendent.



Bilans d'activité pour les années 2012 et 2013


Grâce à la mobilisation croissante de l'ensemble des acteurs associatifs impliqués, une réelle montée en charge du dispositif s'observe depuis l'année 2012 et s'est confirmée en 2013. Ce sont ainsi près de 56 500 dépistages par TROD qui ont été réalisés en 2013 (contre 31 700 en 2012 et 4400 en 2011) auprès de publics fortement exposés au VIH : hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), personnes migrantes, personnes qui se prostituent, usagers de drogues, personnes vivant dans les départements français d'outre-mer, publics ayant des difficultés à recourir au système de santé.


L'année 2013 a été la première année d'exercice pleine pour les associations subventionnées. Les publics touchés par ces actions de dépistage par tests rapides se sont diversifiés en 2012 en même temps que se sont diversifiées les structures associatives engagées. Cette diversification des publics s'est confirmée en 2013 avec : HSH (30%), migrants (27%), usagers de drogues (5%), personnes qui se prostituent (2%) et autres publics n'appartenant pas à ces publics cibles (36%).


Au total, 8,6% des TROD réalisés en 2013 se sont avérés positifs (contre 1,05% en 2012). La moitié de ces découvertes a été effectuée dans le cadre d'opérations hors-les-murs auprès des publics prioritaires et 30% des personnes dépistées par TROD VIH en 2013 n'avaient jamais fait de dépistage VIH au cours de leur vie. Le dispositif semble ainsi avoir atteint certains publics cibles qui ne venaient pas ou ne pouvaient pas se rendre habituellement dans les Consultations de dépistage anonyme et gratuits (CDAG).




Source

Direction générale de la santé

Sous-direction Prévention des risques infectieux

Bureau Infections par le VIH, IST et hépatites

14, avenue Duquesne

75007 Paris



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