À l'occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite, organisée par l'Organisation mondiale de la Santé le mardi 28 juillet 2015, le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, rappelle que les hépatites virales représentent une priorité de santé publique, au même titre que le VIH, la tuberculose et le paludisme.
Les hépatites virales touchent des centaines de millions de personnes dans le monde. Elles sont responsables d'infections aiguës et chroniques du foie pouvant aboutir à des complications graves (cirrhoses et cancers du foie) et tuent près de 1,5 million de personnes par an.
Même si la France est un pays de faible endémie pour les hépatites virales chroniques B et C, ces maladies touchent environ 500 000 personnes et justifient que le ministère poursuive son engagement dans la lutte contre ces infections.
Pour la seule hépatite B, qui peut pourtant être prévenue par la vaccination, la mortalité en France est estimée à environ 1 300 décès annuels.
En préalable à cette journée, le ministère organise chaque année un colloque dont le thème était cette année : « Journée nationale de lutte contre les hépatites virales. Quelles perspectives ? » Organisé le 2 juin, il a réuni plus de 200 professionnels de santé et représentants de patients. Il a permis de faire le point sur les avancées thérapeutiques des hépatites B, C et D, sur différentes prises en charge des patients les plus exposés et sur la situation en France de l'hépatite E et du cancer primitif du foie.
Un nombre important de personnes ignore qu'elles sont infectées. Le renforcement du dépistage, afin de prendre en charge le plus tôt possible les personnes malades et de sensibiliser aux risques de transmission et à leur prévention, est crucial. L'activité de dépistage des hépatites, en constante augmentation depuis plus de 10 ans, est élevée, notamment dans les départements d'Outre-mer. Elle reste cependant insuffisante dans certaines populations, en particulier celles qui sont éloignées des structures de soins ou de prévention. De nouvelles modalités de dépistage sont à mettre en place, comme cela est déjà réalisé pour les infections à VIH.
La couverture vaccinale contre l'hépatite B progresse toujours chez les nourrissons depuis 2008, année du remboursement du vaccin hexavalent ; 92% des enfants ont reçu une dose de vaccin à l'âge de 6 mois en 2014. La couverture reste cependant très insuffisante chez le grand enfant et l'adolescent et ne progresse pas (43% seulement des adolescents de 15 ans sont vaccinés en 2009, 42% l'étaient en 2004). Les actions de rattrapage vaccinal doivent être renforcées pour cette population.
La prise en charge des personnes atteintes d'hépatites chroniques est transformée par l'arrivée de nouvelles méthodes diagnostiques non invasives facilitant l'évaluation de la fibrose du foie et surtout par des avancées thérapeutiques contre le virus de l'hépatite C. Les nouveaux traitements sont disponibles depuis plusieurs mois en France pour les patients aux stades avancés de la maladie ou ayant des comorbidités graves.
Des efforts importants sont déployés pour la recherche sur les hépatites virales, grâce notamment aux actions de l'Agence nationale de recherche sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS). Ainsi, la cohorte Hepather, qui concernera à terme 25 000 patients, permettra de développer de nombreux projets de recherche aussi bien sur des aspects virologiques, thérapeutiques que médico sociaux.
Le projet de loi de modernisation de notre système de santé renforcera les avancées dans la lutte contre ces maladies, en garantissant la possibilité de réaliser des tests rapides d'orientation diagnostique par des professionnels et des non-professionnels, en expérimentant de nouveaux modes de réduction des risques chez les personnes usagères de drogues, en facilitant l'accompagnement des malades les plus fragiles.
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